L’agilité managériale,clé de performance

Agilité manageriale symbolisée par mikadoL’agilité managériale, développée en parallèle de la méthode agile – une méthode originale de gestion de projet – permet une approche organisationnelle et comportementale, qui est un véritable atout pour répondre aux défis d’un monde changeant.

Mais en quoi consiste-t-elle ? Quelles (r)évolutions l’ont rendue nécessaire ? Comment se l’approprier ?

Pour mieux armer nos consultants face à un monde de plus en plus turbulent, nous leur avons réservé un webinaire exclusif sur ce thème.

Jérôme Barrand, pionnier de l’agilité managériale, dont il est un expert reconnu en France et à l’international depuis plus de vingt ans, nous a fait l’honneur de l’animer.

Comprendre l’âge du faire 

Comprendre l’origine et les enjeux des turbulences actuelles est la clé pour changer sa propre posture et proposer à ses clients des solutions innovantes en phase avec leurs besoins.

Le modèle traditionnel d’entreprise trouve sa source 200 000 ans en arrière. L’homme – “animal physiquement faible”- a pu survivre, puis dominer le monde en développant ses gigantesques facultés d’adaptation à l’environnement et sa capacité à fabriquer des objets. Dès l’origine, fabriquer et posséder des objets a été indispensable à sa survie. En d’autres termes, il a développé une logique du “faire”, c’est-à-dire une logique matérialiste.

Obligé de vivre en tribu pour lutter contre l’adversité, il a développé des règles, inventé les premières pyramides hiérarchiques. La faculté de parole a permis au chef et autres « sachants » de créer un pouvoir vertical.

Matérialisme et verticalité sont donc les deux piliers de l’organisation humaine.

Ce système s’est sophistiqué et a muté lorsque de grands changements sont apparus dans les sources d’énergie et les moyens de communication.

Notamment, l’apparition de l’imprimerie et la maîtrise des énergies fossiles puis nucléaires ont créé une perception de ressources de communication et de production infinies.

L’organisation traditionnelle tayloriste est directement issue de cette histoire : avec une organisation très verticale, elle pousse à faire de plus en plus, en vue d’une rentabilité maximum.

Comprendre le changement d’ère  

Cette organisation a connu son apogée aux Trente Glorieuses, mais depuis, les crises se sont empilées. Les différentes parades – par exemple rendre le client captif, lui vendre des services associés – ne suffisent plus.

En effet, les énergies et les systèmes de communication dominants ont complètement changé. 

Ce qui dynamise l’entreprise est désormais plus sa capacité à gérer des données que l’énergie physique. 

Les Systèmes d’Information, les TIC permettent à tous de communiquer vers tous, avec ce que cela entraîne comme difficultés de gouvernance, de remise en cause des experts et des hiérarchies, etc..

Les ressources naturelles s’épuisent et à force de produire, l’offre devient pléthorique.

En somme, les piliers de la verticalité, du matérialisme et de l’infinitude ont explosé. 

Il faut comprendre que notre système de 200 000 ans arrive en bout de course, intégrer cette révolution et s’en servir comme levier pour proposer des solutions véritablement innovantes à nos clients.

Passer à l’ère d’agir

Nous voici à l’ère de l’horizontalité, de l’immatérialisme et de la finitude.

Pour y entrer de plain-pied, la clé est l’hyper-adaptabilité, redoutable capacité qui a déjà permis aux premiers hommes de se sortir d’un monde difficile à appréhender.

Il faut AGIR, c’est-à-dire coller au contexte pour avoir le geste juste. 

La logique n’est plus de croître au maximum mais d’assurer la pérennité. 

Le maître mot n’est plus gagnant/gagnant – très matérialiste – mais satisfait/satisfait – multicritère et changeant.

Le mouvement doit être permanent mais pertinent.

L’agilité pour faire émerger la valeur cachée

Le talent d’un consultant agile est de voir plus que la partie haute de l’iceberg. Sous la ligne de flottaison se cachent des gisements de valeur “immatérielle”.

Il en existe toute une palette allant crescendo. Par exemple, un consultant peut proposer les services complémentaires d’un partenaire, de l’information (benchmarking, apport d’affaires, etc, relationnel, valeur et contribution sociétales…

Plus que le meilleur prix ou le meilleur produit, le client est de plus en plus sensible à une qualité et un bien-être de la relation, du sens et de la durabilité.

Par exemple, on peut fréquenter un restaurant plus pour l’ambiance, l’accueil, la personnalité du serveur et du chef que  pour la qualité de la cuisine.

Ce supplément d’âme immatériel a de plus la qualité d’être peu onéreux, contrairement aux investissements capitalistiques sur une nouvelle machine par exemple.

Donc ne nous privons pas des 90% de l’iceberg qui sont invisibles à l’œil et aidons nos clients à les cerner !

Des pistes pour se former à l’agilité

Des formations et des certifications existent pour les managers, les consultants, les coachs. En particulier chez Agil’OA. Vous pouvez notamment déterminer votre profil d’agilité Agile Profile ®, qui mesure les capacités d’anticipation, d’innovation et de coopération.

Par ailleurs, Jérôme Barrand a publié trois ouvrages de référence : “L’entreprise agile”, “Le manager agile” chez Dunod et “Développer l’agilité dans l’entreprise” chez ESF.