Étude APEC / PEPS: les cadres ont confiance dans le portage salarial

L’APEC vient de publier les résultats d’une enquête menée auprès de 1050 cadres . Cette étude a été menée en collaboration avec le PEPS (Syndicat des Professionnels de l’Emploi en Portage Salarial) 

Voici les principaux résultats, l’étude complète APEC / PEPS sur le portage salarial est téléchargeable ici.

57% des cadres pourraient envisager de renoncer au salariat classique

Le salariat classique garde la côte mais pas à tout prix. Les cadres ont des attentes fortes: exercer un métier qui a du sens, se sentir utile, développer ses compétences, accomplir correctement ses missions . La volonté de redevenir acteur de sa vie professionnelle et d’être maître de son temps et de son organisation sont des moteurs majeurs.

D’autre part, face à la difficulté à retrouver une place dans le salariat, les cadres considèrent de plus en plus de nouvelles formes d’emploi.

Le portage salarial est connu de plus de la moitié des cadres

Notamment plus de six cadres sur 10 de plus de 50 ans affirment connaître cette forme d’emploi. En effet, cette tranche d’âge a plus souvent fait l’expérience du chômage et a déjà exploré d’autres formes d’emploi.

Malgré ce gain de notoriété, le mécanisme et les avantages de ce système ont encore besoin d’être explicités.

75% d’entre eux en ont une bonne image

Pouvoir déléguer ses charges administratives et bénéficier d’un système de protection sociale sont perçus comme les principaux avantages de cette forme d’emploi.

Viennent ensuite le fait de choisir librement ses missions et d’éviter de créer son entreprise. Puis le fait de sécuriser ses missions en accédant aux grands comptes de la société de portage salarial, de bénéficier d’un accompagnement.

3 cadres sur 10 se projettent dans le portage salarial

Et ce, dans les trois ans à venir.

Les circonstances qui pourraient guider ce choix sont une rupture professionnelle (54%), le portage étant utilisé comme recours notamment chez les cadres de 50 ans et plus (59%).

40%, et notamment les moins de 30 ans, y voient une possibilité de tester une nouvelle forme d’emploi. Éventuellement, ils quitteraient complètement le salariat classique dans un second temps.

33% l’envisagent pour un complément de revenu et 32% pour rejoindre/créer une nouvelle activité.

Le portage salarial: une forme d’emploi d’avenir

Trois cadres sur quatre estiment qu’il sera aussi ou plus fréquent qu’aujourd’hui.

75% de ceux qui qui envisagent le portage salarial pour eux-mêmes n’expriment aucune inquiétude à ce sujet. C’est en particulier le cas  des personnes en entrée et en fin de carrière.